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« le: mars 24, 2020, 09:58:28 am »
Planche à voile
Une saison professionnelle compromise pour le véliplanchiste Pierre Macquaert
Confiné et sans accès à la mer, lieu de ses entraînements, le Calaisien se prépare comme il peut pour sa seconde saison chez les pros, même si des épreuves du circuit sont annulées.

Par Nord Littoral | Publié le22/03/2020 Partager  Twitter
Une saison professionnelle compromise pour le véliplanchiste Pierre Macquaert


   
Au lieu de la plage, des vagues, de s’entraîner sur sa planche à voile et de faire le tour de la France et du monde pour participer à diverses compétitions professionnelles, c’est dans son jardin, à Landrethun-les-Ardres, que Pierre Macquaert poursuit sa préparation physique, crise sanitaire du coronavirus et confinement obligent : « J’ai la chance d’avoir un grand espace pour faire de l’exercice ou courir. J’ai aussi une salle de musculation où je peux faire du crossfit. Depuis qu’un arrêté interdit l’accès aux plages, je ne peux plus m’entraîner en mer. Je m’adapte comme je peux pour garder le rythme de la compétition ».

Sa soeur, Héloïse, elle-aussi grande espoir française de planche à voile, est également confinée dans la maison familiale : « Elle en profite pour réviser pour ses études pour devenir kinésithérapeute. Elle a fait une pause de quelques mois avec la planche à voile pour cet objectif », précise le grand frère.

La crise du coronavirus, Pierre Macquaert l’a découverte la semaine dernière, en rentrant en France après avoir passé un mois et demi dans le sud de l’Espagne pour y suivre un stage d’avant-saison avec une douzaine de véliplanchistes français qui participent à la Coupe du monde : « On était un peu éloigné de tout, on n’avait pas beaucoup de nouvelles de la France », confie-t-il. Le Calaisien devait se rendre en Bretagne ce lundi 16 mars pour y suivre une formation dans le but de devenir, à terme, entraîneur fédéral : « Je la suis en alternance en Bretagne et au Yacht Club du Calaisis. Le but est d’enseigner en tant que coach indépendant et de devenir autoentrepreneur en créant ma société de coaching. J’enchaîne aussi avec une autre formation organisée par la FFVoile qui pourrait me donner les diplômes nécessaires pour devenir entraîneur en équipe de France. Mais pour cela, j’ai besoin d’atteindre le quota haut niveau et donc de participer à des épreuves sur le circuit professionnel cette saison ». C’est une fois sur place qu’on lui a recommandé de rentrer au domicile familial.

Sa saison sur le circuit professionnel mondial en PWA devait commencer fin mars mais la première épreuve prévue à Marignane a été annulée : « On est un peu dans le flou pour la suite de la saison, explique le véliplanchiste qui fait la fierté du Yacht Club du Calaisis. Certaines épreuves en Corée ou au Japon sont déjà annulées pour cette année. D’autres, prévues en mai, sont maintenues pour l’instant mais on ne sait pas si les véliplanchistes professionnels des autres pays pourront s’y rendre. Mes saisons en PWA et en AFF (championnats de France) sont déjà compromises. C’est un peu frustrant mais c’est logique au vu de la gravité de cette crise sanitaire qui est plus importante à gérer ».

Sponsors recherchés
L’année dernière, pour sa première saison professionnelle chez les seniors, Pierre Macquaert avait terminé 40e mondial : « C’est une belle place pour une première, je suis satisfait de ma performance. Je me classe aussi sixième sur le circuit AFF en participant à quatre étapes ».

Des bons résultats qui ne suffisent pas pour attirer les sponsors : « J’ai passé mon hiver à la recherche de partenaires privés. C’est très compliqué. Le Département et la Région me donnent un peu d’aide financière mais cela reste difficile de budgétiser une saison ».

Une saison qui s’annonce, elle aussi, compliquée à vivre pour le véliplanchiste calaisien tant les doutes planent sur l’organisation des épreuves nationales et internationales en raison de la pandémie du coronavirus.

Vincent PIHEN